Script hypnotique 8 : La structure du script

La poésie de pleine conscience

Coronavirus : Vigilance sans stress

Ce que vous allez découvrir dans cet article  est : comment la vigilance, la pleine conscience au monde, en période d'épidémie, peut conduire à l’état de sérénité. Les maîtres du zen ont développé une très grande efficacité dans un magnifique état de bien être. Ils ont chassé le stress de leurs actions et grâce à cela, ils sont devenus rapides, précis et justes dans chaque acte de leur quotidien. Sans avoir à suivre leur voie, leur expérience de la pleine conscience peut nous enseigner à chacun et à notre mesure comment modifier notre état intérieur

Faut-il opposer vigilance et sérénité ?

Accroitre sa vigilance et entrer dans un état de sérénité sont deux choses liées intimement. Pourtant, assez étrangement, dans nos sociétés occidentales, on les oppose souvent. Comme si le fait d’être dans un état de tension permanent pouvait nous rendre plus attentif. C’est en réalité, l’inverse qui se produit. Le stress est un bon outil pour d’abord prendre conscience d’un danger potentiel mais ensuite, l’attention au monde est notre meilleur allié pour percevoir, ce qui se produit autour de nous en temps réel. Lorsque nous avons pris conscience d’un danger et que nous avons intégré les mesures qu’il faut prendre pour l’éviter, l’idéal est ensuite d’entrer dans la pleine perception de ce qui nous entoure pour percevoir chaque indice et agir en conséquence. Vivre l’instant présent, totalement, pleinement, nous conduit alors vers le chemin du bien être et de la sérénité.

Selon Gaston Brosseau, un éminent hypnothérapeute canadien, spécialiste clinique de la douleur :  dans l’instant présent absolu, il n’y a pas de souffrance ni physique, ni psychologique. La souffrance,explique t-il, provient d’un aller et retour continue entre de mauvais souvenirs passés  et l’anticipation négative d’un futur difficile.
En effet, la connexion avec l’instant présent nous coupe automatiquement des cogitations angoissantes. Mais en plus là où il y a une peur constante, il n’ y a pas de vigilance au monde. Au contraire, le flux de pensées négatives nous enferme dans notre mental, et absorbés dans nos pensées, nous ne sommes plus vigilants à la réalité du monde extérieur. Un peu comme quelqu’un qui angoissé par la peur d’être renversé par un autobus rouge se projette sans cesse dans un scénario catastrophe, puis tout entier focalisé par ses craintes, traverse la rue, sans voir la fourgonnette noire qui survient soudainement. Lorsque l’on a compris qu’un véhicule est dangereux pour un piéton, la meilleure attitude est d’être simplement attentif aux mouvements de la rue. Imaginer se voir renverser par une voiture et d’être en train d’agoniser sur le bitume, ne nous est, hélas, d’aucune utilité et même, au contraire, nous distrait et nous rend plus vulnérable lorsque nous traversons la rue dans cet état de fébrilité et de confusion de l’esprit.
Au contraire, celui qui traverse, l’esprit clair, en étant pleinement attentif...celui là est,  à la fois, efficace et serein. Il perçoit le moindre mouvement de la rue et les sons environnant le renseignent en permanence sur le niveau de la circulation,
Il va plus facilement gérer un évènement imprévu et avoir un meilleur réflexe que celui qui vivant dans un imaginaire angoissant, sera tétanisé par la survenue imprévue d’un véhicule.
Pour celui qui vit en pleine conscience, attentif à chaque instant, curieux : le monde qui l’entoure devient riche de sensations diverses , toujours renouvelées.
L’angoissé permanent, vivant dans son mental, plutôt que dans la réalité extérieure vit dans un monde restreint, terne, routinier et terrifiant.

Quel est l' état d'esprit efficace en cas d'épidémie ?

En cas d’épidémie, il est important de faire attention à son niveau de stress car le stress contribue à nous rendre moins vigilant et à faire baisser notre niveau d’immunité .
Celui qui touche la poignée d’une porte infectée et met sa main, machinalement au visage prend, sans même s’en rendre compte un risque.  Le virus pénétrant dans le corps principalement par la bouche, le nez et les yeux.
D’autant que l’angoisse va favoriser l’acte répétitif de se toucher le visage pour se rassurer.
L’état de pleine conscience va mécaniquement réduire le niveau de stress et permettre la vigilance. On peut alors observer chaque geste qui se produit. La poignée que l’on touche, la main qui s’approche du visage sont perçues en temps réel. Ainsi la main peut se stopper dans son amorce de geste, et l’on peut, par exemple, en toute conscience, prendre un mouchoir jetable pour se frotter l’oeil.
Prendre conscience d’un danger, agir en conséquence tout en réduisant les cogitations mentales stressantes pour être plus attentif au monde qui nous entoure est la meilleure des attitudes à avoir pour se préserver. Mais en plus être dans l’ici et maintenant développe en chacun de nous un état de sérénité et une élévation générale du niveau de conscience.
En effet, moins absorbées par les cogitations mentales et les pensées parasites du quotidien, nous pouvons laisser émerger ce qui a vraiment de l’importance pour nous. Les pensées stressantes sont comme le bâton qui agite l’eau de la rivière et ne nous permet pas d’en percevoir le fond. Quand l’agitation cesse, les sédiments retombent et le fond de la rivière se révèle.
De plus l’eau agitée ressemble à toutes les eaux agitées, tandis que le fond de l’eau offre de multiples richesses à observer. Celui qui ne vit que dans le mouvement de ses propres cogitations mentales, vit dans un monde terne. Il lui faut sans cesse de nouvelles distractions illusoires pour espérer sortir de sa grisaille quotidienne. Celui qui vit dans la pleine perception du monde vit dans un monde coloré, le seul fait de marcher, de regarder, d’écouter est source d’émerveillement. Son état intérieur est naturellement serein, car il vit dans la parfaite adéquation de ce que la vie réclame de vigilance pour être performante.
Il semble avoir plus de chance que les autres, mais c’est simplement qu’il est plus ouvert aux opportunités que lui offre la vie. Il apprend sans cesse de ses propres erreurs.
Celui qui vit uniquement dans ses cogitations mentales, vit dans un état intérieur en inadéquation avec les couches profondes de son esprit.
Il est des temps essentiels à saisir, ceux qui nous montrent le chemin de nos trésors intérieurs. Lorsque cesse l’agitation du mental, peut émerger la joie de vivre en toute sérénité et vigilance. Ce qui a toujours été et de tout temps, pour la plus part des sagesses du monde, le vrai secret du bonheur : être curieux et prendre plaisir à vivre la beauté du monde. Voir, entendre, sentir et ressentir la venue du printemps, le chant de l’oiseau, le salut d’un voisin, le rire d’un enfant. Trop simple ? loin de là. C’est le travail de tout une vie de savoir en extraire la quintessence. Et il est fort possible qu’il n’existe pas d’autres chemins de la sérénité que celui-ci. Celui qui emprunte une autre route, emprunte une impasse.  

Comment obtenir vigilance et sérénité ?

Je vous invite à expérimenter d'abord la bulle attentionnelle pour faire diminuer la charge mentale et vous exercer à la pleine conscience.
En créant plusieurs bulles attentionnelles dans la journée, vous allez réduire votre stress, diminuer vos cogitations mentales  et augmenter votre vigilance.
Vous pouvez redécouvrir la vidéo ci-dessous que j'avais réalisé en d'autres circonstances mais dont les principes sont toujours valables.
Lorsque vous réalisez un acte routinier, laissez vous guider par ces mots :
Je vois....
J'entends...
Je sens...
Et complétez simplement la phrase par ce que vous percevez dans l'ici et maintenant.
La technique de la spirale sensorielle est une manière d'approfondir la pleine conscience afin de générer une induction pour faire de l'hypnose,  l'auto hypnose ou de la méditation guidée.  Etre dans la perception de ce que nous percevons, nous coupe du flux mental. A ce moment là, deux voies s'offrent nous : être davantage dans la conscience du monde extérieur, c'est la pleine conscience ou davantage dans l'exploration de notre monde profond, c'est l'hypnose ou la méditation. La méditation de la pleine conscience permet d'explorer les deux voies. Il s'agit de demeurer attentif à ce qui se passe à la fois en nous et en dehors de nous. Nos pensées sont alors perçues comme de simples objets que l'on observe transiter dans notre esprit sans s'attacher à aucune d'entre elles. Nous devenons comme un simple observateur extérieur de ce qui se passe en nous et à travers nous. Et à ce moment là apparait naturellement, lorsque l'expérience est plusieurs fois répétées, une certaine forme d'apaisement et de sérénité. Mais dans un premier temps, je vous propose d'observer uniquement ce que vous voyez, entendez et sentez à l'extérieur de vous. Le fait d'être uniquement dans la perception de l'extérieur est plus simple et fait baisser plus rapidement la charge mentale. Et quand survient une pensée perturbatrice, ne cherchez pas à la combattre mais plutôt à la laisser passer comme un nuage qui transite dans le ciel, que l'on observe un instant et puis, qui s'éloigne jusqu'à disparaitre de votre espace mental. 
Je vous invite enfin à pratiquer l'art de la poésie de pleine conscience : le haïku et à vous amuser à extraire avec trois petites phrases toute l'essence de votre perception du monde.

Vos réactions (3)

Merci Claude d’engendrer plus de sérénité par vos enseignements. Toutefois, je ne partage pas la théorie des virus telle qu’elle nous est imposée par la médecine conventionnelle. Elle est basée sur la peur d’un extérieur agressif. Alors, la vigilance sera principalement réservée aux origines des pensées : la Peur ou la Confiance. La Confiance s’inscrit dans le présent, la Peur dans le passé ou futur. Mais, les recommandations d’hygiène classiques restent de mise si la peur d’une contamination extérieure persiste en nous, ou pour rassurer le voisin dans la file d’attente.
Cordialement,
André

par André . , il y a 2 mois

Bonsoir Claude et merci pour ce partage. J'ai une question à propos de la bulle d'attention. Est-ce que le "je sens" s'applique au sens olfactif ou au toucher? À bientôt sur ce blog. Aurélie

par Aurélie , il y a 2 mois

Merci à vous pour vos retours. Voici une double réponse :

Vivre l'instant présent, ne supprime pas la peur mais lui donne uniquement sa place utile. Celle qui nous permet d'agir face à un danger immédiat. Avant le danger et après le danger, si l'action est efficace la peur n'est plus utile. Elle ne se transforme pas en angoisse permanente et diffuse. Vivre l'instant présent est difficile, ce n'est qu'un but à atteindre. Paradoxalement, en période difficile, il est plus simple de se recentrer sur l'essentiel. Vous avez raison de préciser qu'il est utile de rassurer son voisin par un comportement en adéquation avec une attente de la collectivité. Une épidémie est aussi une opportunité pour la solidarité et le partage.

Le "je sens" peut s'appliquer au deux. Olfactif et toucher, bien que pour beaucoup le sens du toucher sera plus simple à percevoir. On peut en effet non seulement sentir les objets que l'on touche, mais aussi ses pieds sur le sol, l'air sur son visage, la chaleur....

A bientôt sur le chemin de la sérénité...vos commentaires me sont précieux alors n'hésitez pas.

par Claude , il y a 2 mois

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